La chemise “conjugale”

Coupée dans une toile assez rustre, elle ne devait pas faciliter les rapports entre conjoints.

C’est au XVIII° siècle que les sœurs pudibondes des couvents inventèrent la « chemise conjugale » destinée au trousseau de leurs jeunes pensionnaires prêtes à marier.

Cette chemise de nuit « du père La Pudeur » était dotée d’une ouverture qui permettait aux époux d’assurer la descendance sans pour autant dévoiler les « parties  honteuses »…Le commandement de Dieu relatif à la croissance et à la multiplication pouvait ainsi être appliqué, ce qui en ce temps là était somme toute le but premier des épousailles.

Ce trou, appelé « le pertuis » était parfois agrémenté de commentaires encourageants comme « Dieu le veut », non pas pour exacerber la libido muselée par tant de puritanisme, mais pour inciter à l’acte commandé par Dieu. Certains modèles étaient équipés de boutons permettant de le fermer momentanément pour faire comprendre au mari qu’il n’était pas opportun de s’aventurer par là à certaines périodes critiques.

Pour l’homme la chemise était dotée d’un « portail » équipé d’un « pont levis » dont on imagine assez facilement le fonctionnement. La taille de cette ouverture était standardisée à « une main sous le nombril ». Cela alimentait les sarcasmes de certaines épouses probablement déçues qui disaient entre elles « Il y a plus de portail que de bétail »

Cette tenue de nuit perdura bien longtemps, ainsi on cite encore en 1952 le cas de cette épouse accouchant de son douzième enfant alors que son mari ne l’avait jamais vue nue…

Nous avons vraiment de la chance d’être là car il fallait vraiment que nos ancêtres obéissent à leur seul instinct animal de reproduction pour arriver à procréer dans de telles conditions.

De par sa position géographique, la ville de Pertuis ou pertus en latin qui veut dire « trouée » au sens de « passage » la toujours été un carrefour de communication entre la mer et la montagne.

Voilà le rapport (si je puis m’exprimer ainsi en l’occurrence ) entre le quiz d’aujourd’hui et le costume de nuit barbare de nos aïeux.

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