Giono, la Provence, le provençal et les Provençaux

Dépêchez-vous, le 15 février se termine au Mucem “Giono ou le voyageur immobile” et la balade urbaine menée par Bénédicte Sire.

Je ne viendrai pas contester le talent de Jean Giono, c’était un grand romancier. Mais il n’était pas le chantre de la Provence et des Provençaux que nous croyons. A la lecture du livre de ses entretiens avec Jean Amrouche, j’étais tombé de bien haut.

Je vous explique.

Bande annonce du film “le Hussard sur le toit”, de Jean Paul Rappeneau

Au moment de la sortie du film “le Hussard sur le toit”, de Jean Paul Rappeneau, avec la magnifique Juliette Binoche, en 1995, France 3 avait organisé une semaine d’émissions “Midi Méditerranée”, autour de Manosque.

J’avais été chargé d’ être le “pica pebre” (semeur de trouble) de ces cinq émissions, consistant à faire une chronique de 2 minutes en provençal avec un pessuc de français (une pinsée en occitan), au milieu des 26′ d’émission. J’ai aimé cet exercice de funambule que je pratiquais dans les émissions que je produisais moi même, mais aussi dans celles des copains et copines. Pour Giono je crois que le producteur était Marc Civalero.

Je m’étais procuré ce livre d’entretiens afin de mieux connaître Giono, l’homme. Je vous encourage à l’acheter ou à l’emprunter à la bibliothèque. On y découvre un Giono peu flatteur à l’égard des Provençaux et pas intéressé du tout par le provençal qu’il ne parlait pas. Je crois qu’il n’a pas su que le Contadour où il recevait ses admirateurs à une époque, voulait dire “l’endroit où on compte” (les moutons bien sûr).

Fils d’immigrés italiens il a dû subir les vexations infligées par des Provençaux de souche. A cette époque là ça se faisait dans bien des endroits. Ce “détail” aide à mieux comprendre l’homme qui se cache derrière l’écrivain.

je continue demain

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