Mon grand père, poilu de 14…..

Bonjour,

Dernièrement j’ai mis en ligne une photo de ma famille datant de 1910.

Sur cette photo figure mon grand père Stanislas Boyer qui, quatre ans plus tard partit comme de nombreux jeunes hommes se battre pour la France.

De cette boucherie sans nom il eût la chance de revenir, grièvement blessé mais vivant.

Versé dès le mois d’Août 1914 au 8 ième R.I de l’Armée d’Orient il partit pour les Dardanelles où il effectua trois ans de guerre.

Ci dessous l’article daté du 02 janvier 1916 du “Petit Var”, le journal de l’époque qui informe la population Roquebrunoise de l’attribution de la croix de guerre avec citation qui lui fut décernée pour son courage face à l’ennemi.

Croix de guerre avec citation.

C’est avec un réel sentiment de fierté que la population Roquebrunoise vient d’apprendre la citation suivante, avec croix de guerre, adressée à notre jeune compatriote M Boyer Stanislas.

« Soldat d’élite, d’un dévouement et d’un zèle constant, n’a cessé de faire preuve du plus bel entrain et d’un mépris absolu de la mort pour assurer les liaisons entre les unités de la première ligne et le chef de corps et pour rapporter des grenades à la première ligne à son retour de mission. »

Nos chaleureuses félicitations à ce brave à trois poils qui fait le plus grand honneur à sa ville natale.

(Brave à trois poils: Expression que l’on trouve chez Molière dans “les précieuses ridicules” en 1659 : Un brave à trois poils = un homme très courageux)

Le 22 Mars 1917, alors qu’il tenait le poste d’estafette, un éclat d’obus lui emporta le mollet gauche à Monastir en Bosnie Herzégovine (aujourd’hui Bitola) alors qu’il apportait les ordres à vélo.

Il fut alors cité à l’ordre du régiment et une étoile de bronze vint s’ajouter à sa croix de guerre.

J’ai toujours aimé l’Histoire et étant enfant je lui ai souvent demandé de me parler de la guerre mais il n’a jamais voulu.

Il m’a juste dit une fois qu’il était encore hanté par l’image d’un jeune soldat allemand éventré qui pleurait en soutenant ses intestins, terminant son récit par: “Ah c’est pas beau ce que j’ai vu !”

Mon grand père est décédé en 1982 à l’âge de 89 ans…

Merci à Passadoc de me permettre de lui rendre hommage.

Claude Boyer.

 

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