Un parler disparu, le Figoun de Mons

Transhumance des moutons  en Provence orientale

Celles et ceux qui ne connaissent pas encore Mons (haut Var) doivent s’y rendre. Du balcon de la place, on peut admirer une des plus belles vues de Provence orientale… Jusqu’au début du XXe siècle s’est parlé à Mons un dialecte original “le figoun”. Le village avait été repeuplé par des familles ligures venues de l’actuelle province d’Imperia à la suite d’ épidémies de peste aux 13e et 15e siècles (il y en a d’autres Mouans- Sartoux, Bagnols, Biot, Vallauris). Pourquoi “figoun” ? Peut- être parce que ses locuteurs ligures étaient marchands ambulants de figues sèches. Ou parce qu’ils auraient été originaires d’un hameau appelé Figonia ? Pas sûr.

Ce parler ligure s’est peu à peu mélangé au provençal local jusqu’au jour où le provençal de Mons ne s’est plus différencié du parler des villages voisins. Il n’existe pas d’écrits du figoun, un glossaire a été trouvé à Mons, c’est tout.

Le provençal est présent à Mons, sur les plaques des rues et dans les familles originaires du pays. Il y a plus de vingt ans M. Rolland, le maire et la famille Pelassy en étaient d’ardents défenseurs. Je passais autrefois à Mons avec un troupeau venu de Roquebrune (voir photo). Depuis le début du 3e millénaire je n’ai plus mis les pieds à Mons, j’y retournerai.

André Abbe

photo d’ Elie Michel, dit Lilou, devant Mons en juin 1974 par André Abbe

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