Le port de Saint Raphaël en 1974

1974 le port de Saint Raphaël Var

On aperçoit un pointu de pescadous, pêcheurs professionnels, de retour au port et du liège récolté dans l’Estérel et dans les Maures, en attente d’être embarqué sur un cargo…. à moins qu’il s’agisse de liège venu d’ailleurs pour être transformé dans les bouchonneries locales, Fréjus, le Muy, Vidauban, Gonfaron, j’en oublie.

Le chêne liège varois a beaucoup souffert à cause des incendies successifs et le tonnage de liège récolté entre juin et août a chuté. Peu de propriétaires forestiers du pays gèrent leur suberaie (forêt de chênes liège) devenue parfois inaccessible.

Je donne un exemple parmi d’autres… le mien ! Je n’ai plus de chemin d’accès pour me rendre à la forêt familiale de l’Escaillon dans les Maures (commune de Roquebrune). Le chemin charretier qui n’est pas présent sur le cadastre a été barré par des propriétaires de villas. Allez leur faire comprendre que toute propriété doit disposer d’un chemin d’accès.

Les cargos n’accostent plus à Saint Raphaël mais quelques pescadous sont toujours là. Ils disposent d’un nouveau marché au poisson qui accueille les clients le matin.

J’avoue avoir du mal à vous dire ce qui se trouve exactement aujourd’hui à la place de ces empilements de liège. Le port a été totalement restructuré pour accueillir des bateaux de plaisance de toute taille, y compris des yachts d’une vingtaine de mètres. La plaisance a eu le vent en poupe puisque à l’ouest de ce port a été créé Port Fréjus et à l’est celui de Santa Lucia… ces trois ports de plaisance se situent sur moins de 2 kms les uns des autres.

André Abbe

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